La Pluie Pourrait Aider Honda
Quels sont les défis techniques proposés par le circuit international de Shanghai, théâtre ce week-end du 17e Grand Prix de la saison? Ross Brawn, Jenson Button et Rubens Barrichello sont là pour nous l’expliquer.
Le circuit international de Shanghai a été dessiné par l’architecte allemand Hermann Tilke en 2002 et construit l’année suivante à l’emplacement d’un ancien marécage. Cette construction représente une prouesse technique remarquable puisque 40.000 piliers ont dû être enfoncés dans le sol pour consolider les fondations avant même le démarrage des travaux.
La forme du circuit représente le caractère chinois «shang», qui signifie «haut» ou «au-dessus», et intègre une belle ligne de stands et d’excellentes installations pour les écuries.
De même que pour le circuit du Mont Fuji au Japon, le réglage des voitures doit être un compromis entre l’adhérence à faible vitesse et la vitesse en ligne droite. Les cinq virages à prendre sur le second rapport requièrent de préférence une grande force d’appui, mais les pilotes doivent pouvoir aussi maintenir une vitesse optimale sur la ligne droite, ce qui pousse les écuries à réduire l’inclinaison des ailerons pour limiter la résistance à l’air.
Les virages à grande vitesse sont, en revanche, plus nombreux qu’à Fuji, c’est pourquoi un équilibre neutre de la voiture est crucial pour enregistrer un bon temps.
Les virages qui se négocient à faible vitesse sont les plus importants, car c’est dans ceux-là que les voitures passent le plus de temps. Les pilotes ont cependant intérêt à avoir confiance en leur machine dans le premier virage long et étroit et dans la chicane formée par les virages 7 et 8 à prendre en 6e vitesse s’ils veulent réaliser de bonnes performances.
"Shanghai est un superbe circuit et ayant gagné le Grand Prix ici, il ne peut qu’éveiller de bons souvenirs pour moi - commente Rubens Barrichello, vainqueur du tout premier Grand Prix de Chine en 2004 - Le circuit en lui-même est intéressant de par sa combinaison de longues lignes droites et de virages à différentes vitesses, ce qui représente un vrai défi technique. Il comporte des caractéristiques uniques, comme la longueur de certains virages, en particulier le 1er et le 13e."
"J’aime bien la configuration du circuit international de Shanghai. Il est assez difficile et technique pour les pilotes, mais en en même temps il est sympa et agréable," confirme Jenson Button, qui a, non seulement, terminé second derrière Rubens lors du Grand Prix inaugural, mais y a aussi remporté des points à chaque fois depuis lors.
Le circuit compte plusieurs sections à grande vitesse, ce que j’apprécie tout particulièrement, car ça change de la plupart des autres circuits. En plus, le fait qu’il y ait quelques zones de dépassement intéressantes, surtout avant d’arriver au premier virage, puis au niveau du virage incliné avant d’entrer sur l’autre ligne droite, rend la course encore plus passionnante," ajoute Button.
"Les réglages et la force d’appui nécessaire à la RA108 sur le circuit international de Shanghai sont semblables à ceux utilisés au Mont Fuji, avec cependant un peu plus de force d’appui - précise le directeur de l’écurie Ross Brawn - Le circuit de Shanghai possède des virages exceptionnellement longs. Nous allons passer au niveau supérieur en termes de composition de pneus Bridgestone et utiliser des pneumatiques moyens et durs qui dureront plus longtemps et seront plus résistants."
Les précipitations ont également été de la partie lors des récentes courses, ce qui représente une difficulté supplémentaire majeure pour les ingénieurs, comme Ross nous le confirme: "Les prévisions météorologiques pour cette semaine semblent mitigées, avec de grandes chances d’avoir des averses pendant le week-end. Cela pourrait nous réserver quelques surprises sur la piste, mais aussi un week-end passionnant."